dimanche 19 juin 2011

La Jalousie de Dieu


Exode 20 : 1 à 6



Introduction

Quand on m'a demandé de prêcher, il y a quelques années maintenant, j'ai fait comme tous ceux qui doivent donner un message, j'ai prié pour savoir quel message je devais apporter. Et j'avais la conviction que le Seigneur voulait que je commence avec les bases de notre foi. Et pour moi, à l'époque, la base de tout - c'était Dieu. (Je me rends compte maintenant que la base de notre foi n'est pas la doctrine de Dieu, mais cela c'est un autre message !). Donc, je me suis lancé dans une série de messages sur les attributs de Dieu. J'ai commencé avec l'amour de Dieu, puis la sainteté de Dieu etc. mais sans vraiment savoir la suite. Aujourd'hui c'est mon 13ème message sur les attributs de Dieu et il me reste encore quelques-uns. Quand j'ai commencé cette série, je ne pensais pas qu'un jour je vous parlerais de l'attribut qui est le sujet de mon message ce matin. Mon message s'appelle : la jalousie de Dieu.
Mais la bible est claire, notre Dieu est un Dieu jaloux. On le voit dans notre passage. Car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux (V5). Tu ne te prosterneras point devant un autre dieu; car l'Éternel porte le nom de jaloux, il est un Dieu jaloux (Exode 34:14). Et dans le Nouveau Testament, 1 Corinthiens 10:22 : Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Mais cet attribut, plus que les autres, pose tout de suite problème, parce que nous savons que la jalousie est un vilain défaut, un péché. Paul nous met en garde contre elle : Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont ... l'idolâtrie, la magie, ... la jalousie, ... et les choses semblables. Ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. (Galates 5:19-20).
D'un côté la bible enseigne que la jalousie est comparable à l'idolâtrie & la magie. De l'autre, Dieu s'appelle "jaloux". La même émotion qui chez nous peut pousser jusqu'au meurtre existe en Dieu - et il en est fier ! Car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. Comment est-ce que c'est possible ? Comment Dieu peut-il être jaloux ?
C'est possible. Et j'espère qu'à la fin de mon message vous verrez non seulement que c'est possible, mais que c'est une vraie bénédiction pour nous que notre Dieu soit un Dieu jaloux.
Je voudrais donc poser 2 questions. Comment Dieu est-il jaloux ? De quoi est-il jaloux ?

1. Comment Dieu est-il jaloux ?
Parfois la version Semeur change le mot "jalousie" pour des termes moins choquants, comme par exemple : "qui ne tolère aucun rival". Ailleurs, quand cette version ne peut pas éviter le mot, elle le met entre guillemets. On sent une certaine gêne chez les traducteurs de cette version. D'autres commentateurs expliquent que la jalousie de Dieu n'a rien à voir avec la nôtre. Ils vident ainsi le mot "jalousie" de tout son sens. En les lisant on pourrait penser que quand la bible dit que Dieu est jaloux, elle veut dire qu'il n'est pas jaloux ! Mais le Saint-Esprit n'était pas obligé d'utiliser le mot "jaloux" pour décrire Dieu, mais il l'a fait - et plus de 20 fois. Je pense qu'il doit donc y avoir un point commun entre ce que nous ressentons quand nous sommes jaloux et ce que Dieu ressent. S'il n'y avait rien en commun entre notre jalousie et la sienne, la bible n'utiliserait pas le mot "jalousie" pour parler de Dieu.
Mais notre analyse de la jalousie de Dieu doit être fine pour éviter de dire des bêtises sur Dieu. Ce qui serait grave de ma part - un péché. Le Saint-Esprit nous oblige ici à définir nos termes avec précision.
Tout d'abord, il faut dire qu'il y a surtout une grande différence entre la jalousie de Dieu et la nôtre. Notre jalousie est presque toujours un péché. Mais la jalousie de Dieu n'est jamais un péché. Dieu est parfait. Il ne peut pas péché. La bible dit que c'est impossible pour lui de pécher. Mais, tout comme Dieu peut se mettre en colère sans pécher, il peut aussi être jaloux sans pécher. C'est la différence essentielle entre notre jalousie et la sienne. Sa jalousie est une jalousie sainte et pure, alors que la nôtre est presque toujours une jalousie pécheresse.
Cependant, je vois 2 points communs entre notre jalousie et celle de Dieu. Premièrement, la jalousie chez nous évoque la passion. Par passion je veux dire le contraire de désintéressement et de froideur. Une personne jalouse est une personne habitée par une émotion intense. Ceci est vrai aussi pour Dieu. Nous avons un Dieu d’une passion infinie, comme nous le verrons plus tard.
Deuxièmement, la jalousie n'est pas la convoitise. La jalousie implique le désir de garder ce que l'on a déjà. La convoitise (et aussi l'envie) implique le désir d'obtenir ce que l'on n’a pas. Dieu ne peut donc pas être envieux, il ne peut pas convoiter quelque chose. Pourquoi ? Parce qu'il possède déjà tout. Mais il peut être jaloux, car il ne veut pas perdre ce qui est à lui.
C'est dans ce sens que Dieu est un Dieu jaloux. Il est passionné par la volonté de ne pas perdre ce qui lui revient de droit. Et ce n'est pas un péché pour lui car en tant que Créateur de tout, tout lui revient de droit.
Donc à ma 1ère question "comment Dieu est-il jaloux ?" Je réponds; il est jaloux sans pécher, avec passion pour garder ce qu'il possède.

2. De quoi Dieu est-il jaloux ?
A. Dieu est jaloux de sa gloire.
Je suis l'Éternel, c'est là mon nom; Et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles (Esaïe 42:8).

Dieu ne plaisante pas avec sa gloire. Il ne veut la partager avec personne. Un aspect de la gloire de Dieu est la louange que les hommes lui rendent. Celui qui offre sa reconnaissance, celui-là me rend gloire, (Psaume 50:23). La reconnaissance, la louange, l'honneur appartient à Dieu seul car lui seul en est digne. Dieu ne veut pas partager cette gloire. Il en est jaloux et n'accepte pas que quelqu'un d'autre reçoit la louange et l'acclamation et la reconnaissance des hommes pour les œuvres que lui a faites.
Nous voyons cela dans l'histoire du peuple Hébreu. Dieu voulait un peuple qui le glorifie comme son Dieu. D'où les 10 commandements et surtout les 4 premiers. Il voulait un peuple qui le reconnaisse comme étant son Créateur. Un peuple qui le loue pour sa protection contre les ennemis. Un peuple qui le remercie pour sa provision quotidienne. Un peuple qui le glorifie de l'avoir sauvé de l'esclavage en Egypte. Pourquoi voulait-il cela ? Parce que c'était la réalité. Il ne demandait pas quelque chose d'exceptionnel. Comme une maman qui exige que son enfant la remercie quand elle lui donne à manger, Dieu exige que nous le remerciions pour sa bonté. C'est quand même un minimum. Si nous ne le remercions pas, cela fait de nous un peuple ingrat. Si nous remercions un autre plutôt que Dieu cela fait de nous des menteurs et un peuple idolâtre.
Imaginez que je suis piégé dans une maison en feu. 2 hommes passent par là. Un regarde le feu. L'autre court dans la maison et me sauve d'une mort certaine. Je suis plein de reconnaissance et de remerciements. Mais plutôt que de remercier l'homme qui m'a sauvé, je remercie délibérément l'autre qui n'a rien fait. Je le couvre de cadeau en lui disant "merci, merci tu m'as sauvé la vie !". Tout d'abord c'est un mensonge. En plus, c'est totalement injuste par rapport à celui qui a vraiment risqué sa vie pour moi.
C'est pareil avec Dieu. Quand les Hébreux reconnaissent Dieu pour Dieu et le glorifient comme leur Créateur et leur Sauveur, Dieu les bénit. Ce n'est pas que Dieu a besoin de notre louange, mais c'est que c'est juste de le louer pour ce qu'il a fait. Dieu veut être glorifié pour ce qu'il a fait. Parfois les hommes ignorants accusent Dieu d'orgueil ici. Ils disent que de vouloir être loué, être adoré est un défaut, un signe de narcissisme. Mais Dieu, s'il est Dieu, doit agir ainsi. Il n'y a rien de plus normal. Imaginez Dieu déclarant aux Hébreux "c'est vrai que c'est moi qui vous ai sortis d'Egypte, mais je vous autorise à en remercier un autre". En parlant ainsi, il laisserait les hommes s'égarer dans un mensonge. Il ferait de nous des idolâtres. La bible dit que de louer des idoles c'est en réalité louer le diable, (1 Cor. 10:19-20). Vous imaginez - Dieu lui-même encourageant l'idolâtrie, permettant aux hommes d'adorer Satan, élèvant Satan au même rang qui lui-même dans le coeur des hommes. C'est inimaginable. Il deviendrait un dieu pécheur et cesserait donc d'être Dieu. Non, pour que Dieu soit Dieu, il doit exiger toute la gloire pour lui seul. Il ne peut pas pousser les hommes au péché et ne peut pas approuver un mensonge.
C'est ce que nous voyons dans l'histoire des 10 commandements. Quand Moïse était sur la montagne pour recevoir ces commandements, le peuple s'est mis à fabriquer une idole en or et à l'adorer. Dieu dit à Moïse : ils se sont fait un veau en fonte, ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices, et ils ont dit: Israël! Voici ton dieu, qui t'a fait sortir du pays d'Égypte (Exode 32:8). Ils l'ont glorifié comme leur Dieu, leur Créateur. Ils l'ont remercié pour sa protection par des sacrifices. Ils l'ont acclamé comme leur sauveur. Quelle provocation ! Toute la gloire et l'honneur et la louange et la reconnaissance qui devait aller à Dieu pour ce qu'il venait de faire pour ce peuple, ils l'ont dirigé vers ce truc en métal et cela, Dieu ne le supporte pas. Cela excite sa jalousie, sa jalousie pour sa propre gloire et ce jour-là il fait tuer 3000 hommes pour mettre fin à ce mensonge. Dieu ne plaisante pas avec sa gloire. Il en est jaloux.
Mais on me dira que cette histoire ne nous concerne plus. En France en 2011 il n'y a plus personne qui se prosterne devant des animaux comme ces gens primitifs. Ah si ! Vous en connaissez pleins. Ils le font tout le temps. Ils ne se mettent pas à genou devant un statut d'animal, mais ils acclament et glorifient des animaux de la même manière que les Hébreux. De quoi je parle ?! Les Hébreux ont vu ce que Dieu avait fait et ont adoré un animal à la place d'adorer Dieu. Ils ont loué la créature plutôt que le Créateur. Il y a des gens qui voient des merveilles de Dieu autour de nous et plutôt que de l'acclamer pour ses œuvres, ils admirent et acclament des animaux. Je ne parle évidemment pas des gens qui aiment les animaux - j'en suis un. Je parle de gens qui dirigent leur louange vers un animal pour les œuvres que Dieu a faites.
Voici un exemple. Le commentateur d'un documentaire animalier que je regardais a dit ceci : "Le caméléon a su développer une technique de camouflage ingénieux". Ce n'est pas Dieu qui a su. Ce n'est pas Dieu qui a développé. Ce n'est pas Dieu qui est ingénieux. C'est le caméléon. Mais réfléchissons un peu à cette phrase : le caméléon a su développer une technique de camouflage ingénieux. Ce que nous avons ici est une description d'un processus intellectuel que les psychologues appellent "la résolution d'un problème". Ils ont défini cette activité comme la plus complexe de toutes les fonctions intellectuelles, car il comprend 7 étapes. Il est vrai parfois que des animaux ressoudent des petits problèmes pour trouver de la nourriture, mais il ne le font pas seuls, mais avec l'intelligence que Dieu leur a donné. En plus, les étapes dont parle le commentateur ici sont si complexes qu'aucun homme ne peut les franchir.
Voici les 7 étapes avec ce que le caméléon aurait dû faire pour les franchir :
(i) identifier le problème. Pour résoudre le problème il faut l'identifier. Si nous prenons la phrase sur le caméléon à la lettre cela voudrait dire que le caméléon a développé seul un raisonnement ainsi; "Je suis un caméléon. J'ai observé d'autres caméléons se faire manger les uns après les autres. Si nous, les caméléons, ne faisons rien, bientôt ils ne restera plus personne, et ça, c'est pas souhaitable".
(ii) identifier les causes du problème : "c'est sûrement parce que nous sommes trop lents et surtout trop visibles pour nos prédateurs".
(iii) Proposer des solutions : "il faudrait être moins visible, sans être obligé de se cacher. Et il faut que tous les caméléons aient connaissance de cette solution et y adhèrent".
(iv) Choisir la meilleur solution : "il faudrait que notre couleur de peau change en fonction de notre environnement". Prix Nobel pour celui qui a trouvé cette idée !
(v) Élaborer un plan : "il faut changer tous ensembles notre propre ADN avec la force de notre volonté". Facile ! Après tout qui ici n'arrive pas à changer la couleur de ses yeux, rien qu'en pensant très fort ?
(vi) Évaluer son progrès : "mon rouge est un peu trop fade / chez toi ça ne change pas assez vite / moi, je suis bloqué sur vert citron".
(vii) Modifier quand nécessaire.
"Le caméléon a su développer une technique de camouflage ingénieux". Non, mais sans blague ! Et les mêmes personnes qui enseignent cette idée osent dire que la bible n'est pas crédible !
Pour ne pas louer Dieu, des millions de personnes louent des animaux, des reptiles, des insectes. Pour ne pas glorifier le Créateur, ils glorifient les créatures. Pour ne pas reconnaître l'ingéniosité du Dieu Créateur, ils acclament l'ingéniosité d'un reptile. Ils sont fous. Comme le dit Paul : Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous; Ils ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ont glorifié la créature au lieu du Créateur. (Roms. 1:22 & 25). C'est une chose très grave de prendre les œuvres merveilleuse que Dieu a faites et de les attribuer à un reptile. Ne soyons pas dupe, ce n'est pas de la science, c'est de l'idolâtrie primitive. Ils se prosternent devant leur veau d'or (le darwinisme) pour surtout ne pas reconnaître le Dieu vivant.
A la question de quoi Dieu est-il jaloux ? Je réponds premièrement que Dieu est jaloux de sa gloire. Il veut recevoir l'admiration et la reconnaissance pour ce qu'il a fait. C'est une question de vérité et de justice.

B. Dieu est jaloux de son peuple. Tu ne te prosterneras point devant un autre dieu; car l'Éternel porte le nom de jaloux, il est un Dieu jaloux. (V5).
Avez-vous déjà lu le livre d'Osée ? C'est un livre qui raconte une histoire remarquable. Dieu ordonne à son prophète d'aller chercher une prostituée, de l'épouser et de fonder une famille avec elle. Il obéit et épouse Gomer qui lui donne 2 enfants. Après un certain temps, Gomer le quitte et retourne à sa vie d'avant. Mais Osée lui pardonne, la cherche, la trouve et la convainc de revenir avec lui.
Pourquoi Dieu lui demande-t-il cela ? Parce que l'expérience d'Osée reflète ce que Dieu vit avec Israël. Osée vit sur un plan physique ce que Dieu vit sur un plan spirituel. Dieu est le mari fidèle et Israël est la femme adultère qui abandonne son mari sans cesse et qui se donne aux idoles des peuples voisins. C'est une prostitution spirituelle. C'est dans ce contexte que la jalousie de Dieu envers son peuple se comprend; dans le contexte de son alliance avec son peuple. Dieu est jaloux de son peuple. Il ne partagera pas son peuple avec un autre.
Ailleurs aussi cette alliance entre Dieu et son peuple est comparée à un mariage. C'est un mariage spirituel. Dans le Nouveau Testament, nous lisons la même chose. Nous (l'église) sommes l'épouse de Christ. Notre mari a donné sa vie pour nous. Bientôt nous fêterons le repas des noces au ciel avec lui et nous commencerons notre lune de miel avec lui. Nous sommes à lui. Il nous a rachetés à un très grand prix. Le prix qu'il a payé est infini, sa jalousie est infinie.
Pour avoir une idée de la jalousie de Dieu pour son peuple, prenons un exemple du mariage. Imaginons une situation où un mari et son épouse sont invités à une soirée par des amis. Pendant la soirée un jeune homme passe beaucoup de temps avec l'épouse. Il la fait rire. Il s'occupe d'elle et quand le mari se joint à eux, ils continuent à parler et à rire ensemble comme s'il n'était pas là. Pire, ils choisissent de s'éloigner un peu et de trouver un coin tranquille ! Le mari aurait raison de commencer à avoir des sentiments de jalousie. Il aime son épouse et n'a pas envie de la perdre. Il est normal dans ce cas qu'il soit jaloux. Cette jalousie-là n'est pas un péché. C'est un sentiment légitime dans ce cas. Ce qui serait anormal c'est de voir cet homme flirter avec son épouse et de s'en moquer. On aurait probablement raison de penser que ce mari n'aimait pas son épouse. Mais Dieu nous aime. Nous sommes son épouse. Quand nous regardons vers d'autres dieux, il est jaloux. Sa jalousie est juste.
Mais certains couples disent que le vrai amour c’est de "laisser libre". La jalousie, c'est démodé. Un vrai amour n'impose pas de contraintes à l'autre. Mais, si c'est cela le vrai amour et Dieu est vraiment amour, il devrait faire pareil. Il devrait nous laisser libre d'adorer les dieux que nous voulons. Mais il ne le fait pas parce que laisser libre n’est pas une preuve d’amour.
Premièrement, le mariage est le contraire de la liberté où sinon il perd tout son sens. Le mariage a été donné pour que nous ne nous comportions pas comme des animaux. C'est un homme avec une femme pour la vie. Les promesses de fidélité envers mon épouse que j'ai faites devant Dieu m'engage à vie. De même, Dieu s’est engagé de nous aimer et nous sauver. Il est notre Sauveur, notre mari jusqu’au bout. Il ne peut pas renier ses promesses. S'il nous laisse libre, il renie sa parole. Donc, il ne nous laisse pas libre. Nous sommes à lui pour toujours. Il n'en perdra aucun d'entre nous.
Deuxièmement, aimer quelqu’un c’est vouloir les protéger. Laisser libre est le contraire de l’amour. C'est pour cela que Dieu ne nous laisse pas libre de faire ce que nous voulons. Il sait ce qui nous guette si nous nous éloignons de lui. Nous aimer c’est donc nous garder sous sa protection. Laisser libre, autoriser l'infidélité n'est donc pas une preuve d’amour, mais d’indifférence.
Mais notre Dieu n'est pas indifférent envers nous. Il n’est pas froid et distant, il brûle d'amour pour nous. Il est passionné de nous. Sa jalousie est une preuve de cette passion. L'attribut de la jalousie de Dieu nous ouvre cette fenêtre pour que nous voyions sa passion pour nous. Il y a un feu dans le coeur de Dieu, Car l'Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux (Deut. 4:24). Sa jalousie est un feu dévorant, un feu éternel qui prouve l'amour qu'il a pour nous. Comme dit un proverbe anglais : la jalousie garde le mariage comme un homme armé.
Chrétien, Chrétienne. Tu te sens seul ? Pas aimé ? Pas considéré ? Délaissé ? Ecoute ces 2 amants qui se parlent. C'est comme cela que Dieu t'aime. Que ces paroles soient une pommade pour ton cœur.
Que tu es belle et que tu es gracieuse,
ô mon amour, ô fille délicieuse.
Par ta taille élancée tu es comme un palmier.
Tes seins en sont les grappes.
Alors j'ai dit: Ah, je vais monter au palmier,
j'en saisirai les grappes.
Que tes seins soient pour moi des grappes de raisin!
Le parfum de ton souffle rappelle celui de la pomme,
et ta bouche distille le vin le plus exquis...»
Viens donc, mon bien-aimé!
Moi, je suis à mon bien-aimé
et c'est moi qu'il désire.
Viens donc, mon bien-aimé, sortons dans la campagne.
Nous passerons la nuit au milieu …..... des vignes,
Et Là-bas, je te ferai le don de mon amour.
(Cantique des cantiques 7 : 7 - 13).


Pourquoi ce passage est-il dans la bible ? Il est là pour te montrer que Dieu t'aime avec passion. Le désir qu'un mari éprouve pour son épouse (et vice versa) est une vraie image de ce que Dieu ressent pour toi. Il brûle d'amour pour toi, non pas avec un amour physique, mais avec un amour spirituel et pur. Tu n'es pas seul, tu n'es pas délaissé, rien ne peut-être plus faux. Au contraire, tu as un mari et il veille sur toi comme un mari jaloux. Il veille sur ton cœur. Il te veut rien que pour lui. Loin de te laisser libre, son cauchemar est que tu commences à être attiré par d'autres dieux que lui. Cela, il ne supporte pas, parce qu'il t'aime. Si cela arrive, il multiplie ses bénédictions sur toi pour te convaincre de rester avec lui. Il redouble de bonté, pour que tu ne regardes pas ailleurs.
Mais si tu restes insensible à ses actes de gentillesse envers toi et tu commences à aller ailleurs, il n'abandonne pas comme tant de couples aujourd'hui. Il ne te laisse pas libre. Il t'envoie des épreuves comme autant d'obstacles sur ton chemin, pour te barrer la route, pour t'empêcher de t'écarter de lui. Et si tu persiste quand même il te poursuivra - comme Osée - là où tu vas pour te convaincre de revenir avec lui. Il a donné sa vie pour toi. Il ne te laissera pas le quitter. Il te poursuivra jusqu'au bout. Même pendant des années d'idolâtrie. Même jusqu'à ton dernier souffle. Quand tous t'ont abandonné, quand ton argent s'est épuisé, quand tu es au fond du gouffre à cause de ton infidélité, il te ramènera à lui. Personne ne pourra te séparer de l'amour de Christ. Chrétien, Chrétienne, tu n’es pas seul. Ton Dieu brûle d'amour pour toi. Tu es aimé par un mari jaloux et personne, personne ne t'a jamais aimé ni t'aimera comme lui il t'aime.


Conclusion

Pour terminer je voudrais dire un mot aux personnes ici qui ont peut-être été victimes de la jalousie extrême d'un autre. Il y a peut-être ici des femmes qui ont connu un mari d'une jalousie possessive et l'idée d'un Dieu jaloux te fait peur. Il est vrai que le mari jaloux scrute sa femme tout le temps, qu'il essaie d'empêcher sa femme de le quitter. Et ce comportement ressemble à ce que je viens de dire sur Dieu.
Mais il y a une différence essentielle qui sépare la jalousie de Dieu de la jalousie d'un mari maladivement jaloux. Le mari jaloux n'est pas motivé par amour pour son épouse, mais par amour pour lui-même. Il veut garder sa femme avec lui parce qu'il est convaincu que cela est indispensable à son bonheur à lui. C'est de l'égoïsme pur. Le bonheur de la femme ne l'intéresse pas. Comment en être si sûr ? Il suffit de regarder sa femme. Un tel mari est prêt à fait souffrir sa femme (psychologiquement et parfois physiquement) pour la garder. Elle est prisonnière dans le mariage pour satisfaire son mari. Sa présence à elle assure son bonheur à lui. Cette jalousie-là est un vrai péché car elle trouve sa source dans son égoïsme. Mais ce n'est pas le cas avec Dieu. Il veut nous garder avec lui par amour.
Mais on protestera "Comment peut-on dire que c'est par égoïsme que le mari jaloux veut garder sa femme, mais quand Dieu fait pareil, ce n'est plus par égoïsme, mais par amour ?" Parce que Dieu n'a pas besoin de nous pour être heureux. C'est la grande différence avec le mari jaloux. Dieu se suffit à lui-même. Il était infiniment heureux avant la création du monde. Notre venu n'a rien changé à son état, car il est immuable. Son désir de nous garder ne peut donc pas être pour son bonheur. Cela ne peut donc pas être de l'égoïsme. Dieu veut nous garder avec lui pour notre bien. Cela change tout !
Dieu sait que si nous ne sommes pas unis à Jésus, nous sommes unis au diable. "Aller voir ailleurs" pour un Chrétien c'est donc aller au diable. Vraiment. La femme qui s'échappe à l'emprise d'un mari jaloux trouve la liberté. Une personne qui s'échapperait de l'amour de Dieu trouverait Satan.
En plus, Dieu seul peut nous combler et satisfaire notre âme. Il y a d'abondantes joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite (Psaume 16:10). Vouloir nous garder avec lui c'est donc vouloir nous combler. Dieu n'y gagne rien, sauf le plaisir de nous voir infiniment heureux. Si ce n'est pas cela l'amour, je ne sais pas ce que c'est. Qui protestera parce que le Dieu de l'univers veut le combler et satisfaire pleinement son âme ? Pas moi en tout cas !
C'est un honneur pour nous que Dieu soit jaloux de nous. Quel privilège ! Dieu est passionné de toi et de moi. Sa jalousie montre l'importance que nous avons à ses yeux. Il est jaloux de son peuple parce qu'il est jaloux de sa gloire. Il nous gardera jusqu'au bout, son honneur en dépend. Il nous présentera une épouse - belle et sans défaut à son Fils bien-aimé. Pour la gloire de son nom & pour notre bonheur éternel.





mardi 22 mars 2011

La Miséricorde de Dieu



Psaume 136




Introduction
Michel Fourniret est un tueur en série. Il a reconnu le meurtre de 9 jeunes filles. En 2003 en Belgique, il enlève Marie-Ascension, 13 ans. Comme pour ses autres crimes, il utilise la ruse. Il demande son chemin à la jeune fille en se faisant passer pour un chauffeur-livreur qui cherche l'école. Quand elle lui indique le chemin, il fait mine de ne pas comprendre et demande à Marie-Ascension de monter dans sa fourgonnette avec lui. La fillette refuse. Fourniret fait alors une moue indignée et avec un air de professeur, lui dit "ce n'est pas bien de ne pas faire confiance aux gens !". Cette phrase et le ton employé convainquent alors Marie-Ascension et elle monte dans le véhicule. Mais à peine montée, Fourniret la saisit brutalement, la pousse à l'arrière, la ligote et redémarre.
A Beauraing, à une dizaine de kilomètres du lieu de l'enlèvement, le véhicule marque un stop à un carrefour. Marie-Ascension saisit alors sa chance et réussit à ouvrir la porte arrière et à s'échapper de la fourgonnette. Prise en charge par une automobiliste, elles croisent alors la fourgonnette de Fourniret qui avait fait demi-tour pour rattraper la jeune fille. L'automobiliste note le N° d'immatriculation, permettant l'arrestation de Michel Fourniret chez lui. Il sera condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour cinq meurtres et deux assassinats de jeunes filles. Dans une lettre envoyée à son fils, Sélim, en 2005, Michel Fourniret explique le sort qu'il réservait à Marie-Ascension, si elle n'avait pas réussi à s'échapper. "Il est évident que je lui aurait arraché les yeux et les membres avec une infinie jouissance".


Une bête ! Une vraie bête ! Je ne suis pas humaniste. Je ne crois pas en l'homme, mais en la bible. Je dis donc que Michel Fourniret est une bête. Il me donne raison, en se décrivant lui-même comme "un prédateur". L'apôtre Paul me donne raison en parlant de méchantes bêtes pour décrire de tels hommes (Tite 1:12).

Quel rapport entre le psaume 136 et Michel Fourniret ? Mon sujet pour ce message : la miséricorde de Dieu. Je reviendrais sur Michel Fourniret dans un instant, mais avant, définissons ce qu'est la miséricorde de Dieu. Dire que Dieu est miséricordieux, c'est dire que Dieu ne nous donne pas ce que nous méritons. Je vais développer cette idée en posant 3 questions.

1. Qui mérite quoi ?
Si la miséricorde de Dieu signifie qu'il ne nous donne pas ce que nous méritons, la première chose à déterminer est qui mérite quoi.

Qui ? Nous tous. Chaque être humain né d'une femme et d'un homme est sur un pied d'égalité devant Dieu. La bible ne reconnaît aucune différence entre les hommes. Nous sommes tous des pécheurs. Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Rom. 3:23). Le coeur de l'homme est corrompu plus que tout autre chose (Jérémie 17:9). Nous sommes tous pareils. Si vous ne croyez pas qu'on est tous pareils devant Dieu, ce que je vais dire maintenant vous choquera.
Michel Fourniret et moi, nous sommes pareil. Je ne veux pas dire par là que dans son coeur dépravé, il y a finalement un peu de bonté, (je répète, je ne suis pas humaniste) il n'y en a pas. Je veux dire que dans le mien il n'y en a pas non plus. Ce n'est pas qu'il est finalement comme moi, mais que je suis finalement comme lui. Tous sont pervertis, dit Romains 3:11. La seule chose qui me sépare de lui est la croix. Enlevez la croix de ma vie et je serais aussi corrompu, aussi pourri que cet homme. La corruption se manifesterait différemment, mais l'état du coeur serait le même. Nous méritons tous deux la même chose. Et toi, mon ami, tu la mérites avec nous.

Quoi ? On est très fort pour savoir ce que nous ne méritons pas. On entend les gens dire : "je ne méritais pas ça" / qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?" La réalité est que nous méritons bien pire que ce que nous pouvons imaginer. Nous méritons de subir la colère du Dieu vivant. Nous méritons tous l'enfer.
Beaucoup de chrétiens évangéliques ont une curieuse habitude quand il s'agit du sujet de l'enfer. Soit ils n'en parlent jamais, (c'est pour eux un sujet tabou), soit ils s'excusent d'en parler. J'ai une cousine qui a honte de sa mère parce qu'elle estime que sa mère n'est pas assez intelligente pour elle. Ce que sa mère dit en société la gêne. Elle fait tout pour ne pas être associée à sa propre maman. Sommes-nous des chrétiens qui avons honte de notre Dieu parce que nous estimons qu'il est trop strict pour nous ? Est-ce qu'il nous gêne par ses méthodes "moyenâgeuses" ?
Vous savez qui parle le plus de l'enfer dans la bible ? C'est Jésus, et de loin. Et vous savez quoi ? Il ne s'en excuse jamais, parce que l'enfer fait partie de l'oeuvre parfaite de Dieu. L'enfer fait partie de l'oeuvre de Dieu autant que le paradis. Ce n'est pas une tâche sur son oeuvre, mais une partie intégrale. L'enfer a été créé par Dieu pour punir le diable et pour punir les hommes. L'enfer est une preuve de la justice absolue de Dieu, tout comme le paradis est une preuve de son amour infinie.
D'autres chrétiens disent "il faut parler de l'enfer parce que c'est dans la bible, mais il ne faut pas s'en réjouir". Ah bon ?! Si c'est l'oeuvre de Dieu nous devons nous en réjouir ! Ou a-t-on honte de ce que fait notre Dieu ? Savons-nous mieux que lui ce qui est acceptable ? Je pense que le chrétien doit se réjouir que l'enfer existe, car c'est la preuve que Dieu est juste et saint. A moins que cela nous gêne de savoir que notre Dieu est juste ? Je pense que le chrétien doit se réjouir que l'enfer existe car c'est la preuve que Dieu est victorieux sur ses ennemies. A moins que cela nous met mal à l'aise de savoir que notre Dieu est victorieux ? L'enfer signifie pour nous la fin de Satan, la fin de la mort, la fin de toute souffrance, et la fin du péché. Et il ne faut pas s'en réjouir ?!
J'ai pleins de défauts. Mais, j'ai ceci pour moi, je voue une admiration inconditionnelle à Dieu et à son œuvre. Pour parler clairement, je suis fan de tout ce qu'il fait. Dieu, je le trouve génial, magnifique. Je ne lui trouve aucun défaut. C'est plus fort que moi, tout ce qu'il fait me plaît. Je me réjouis donc que l'enfer existe. L'enfer est un chef d'œuvre de Dieu, car tout ce qu'il fait est parfait. C'est mon Dieu qui a créé l'enfer et je suis fier d'être associé à lui et à son oeuvre. Et si mon attitude te choque, c'est que tu es peut-être comme ma cousine. Mais au ciel la foule se réjouit que l'enfer existe. Alléluia .. sa fumée monte au siècles des siècles ! (Apoc. 19:3).

Nous méritons donc l'enfer. C'est quoi l'enfer ? Selon la bible, l'enfer est un endroit qui existe vraiment (comme le paradis existe vraiment) que Dieu a créé pour qu'il puisse nous punir. Comme j'ai dit à mes enfants, l'enfer c'est "la prison de Jésus". L'enfer est l’exact opposé du paradis.
Tout ce qui est bon, tout ce qui est beau, tout ce qui est parfait et merveilleux se trouve au paradis. En enfer se trouve tout ce qui est mauvais, tout ce qui est moche, tout ce qui est détestable. Le paradis a été conçu par Dieu. Il l'a créé avec une intelligence et une bonté infinie. C'est ce qu'il a pu concevoir de plus merveilleux pour notre bonheur. L'enfer a été conçu par Dieu. Il l'a créé avec une intelligence et une justice infinie. C'est ce qu'il a pu concevoir de plus terrible pour les objets de sa colère. Ils ont péché contre un Dieu infiniment saint. Ils sont donc infiniment coupables. Dieu est infiniment en colère contre eux. C'est en enfer que Dieu exprime toute la plénitude de sa colère infinie.
C'est un endroit de ténèbres total. C'est un endroit d'agonie. C'est un endroit de misère, d'immense tristesse, de regrets, de remords sans fin. C'est un endroit d'insupportable solitude, d'abandon et de rejet. Dieu veut du bien à ceux qui sont au ciel. Il veut du mal à ceux qui sont en enfer. C'est terrible, ça fait froid dans le dos. Comme dit la bible c'est une chose terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant (Héb. 10:31).
Voilà la sentence que nous méritons tous. Plus nous comprenons ce que nous méritons, plus nous apprécions l'immensité de la miséricorde de Dieu. L'enfer - c'est notre destin. Il nous revient de droit. Nous, les hommes, sommes des spécialistes pour réclamer notre droit, eh bien l'enfer est notre seul droit.
Qui mérite quoi donc ? Tout le monde mérite l'enfer, tout de suite et pour toujours.
Mais, (heureusement qu'il y a un "mais") certains d'entre nous n'aurons jamais ce que nous méritons, parce que Dieu est un Dieu miséricordieux. Ce qui m'amène à ma deuxième question.

2. A qui fait-il miséricorde ?
A 2 groupes de personnes bien distinctes. Comme le psaume nous le montre bien.
Premièrement, il fait miséricorde à tout le monde. Dans la mesure où nous méritons tous l'enfer tout de suite et pour toujours, rien que le fait qu'il laisse vivre les hommes est une preuve de sa miséricorde. On peut parler d'une miséricorde universelle qui se manifeste dans sa providence envers tous. Il fait naître, il garde en vie, il donne la santé et il nourrit. Il donne la nourriture à toute chair (V 25). C'est une vraie preuve de sa miséricorde universelle.
Deuxièmement, il fait miséricorde surtout à son peuple. Encore une fois, le psaume le montre bien. David célèbre la miséricorde faite au peuple de Dieu. Il y a une miséricorde infinie qui est réservée à ses enfants. Il y a une vraie différence entre la miséricorde qu'il répand sur tous et celle qu'il réserve à son peuple. La première est temporelle, la seconde est éternelle. La première s'arrête à la mort, la seconde va au-delà de la mort. Ce qu'il accorde de façon limitée à certains, il répand en toute abondance sur nous. Nous (ses enfants) avons un traitement de faveur. Nous n'aurons jamais ce que nous méritons.
Cette différence de traitement, n'est-ce pas du favoritisme ?
C'est sûr qu'il y a une différence de traitement, ce psaume en témoigne. D'un côté Dieu tue le premier-né Égyptien (V 10) et de l'autre, il libère les Israélites (V 11). 2 peuples, 2 traitements opposés. Un peuple est puni, l'autre est béni. Mais la bible est claire, il n'y a pas de favoritisme avec Dieu. Le favoritisme est injuste, Dieu est incapable d'être injuste. Il y a une différence de traitement, mais pas de favoritisme, comment est-ce possible ?
Les dictionnaires définissent le favoritisme comme le fait de privilégier une personne par rapport à une autre. Mais cette définition n'est guère satisfaisante. Je privilégie ma femme par rapport aux autres femmes. Peut-on dire pour autant que je fais du favoritisme ? Qu'en faisant ça je suis injuste ? Certainement pas. Il doit y avoir une autre définition plus détaillée et surtout plus biblique.
Je pense que pour faire du favoritisme il faut que 2 conditions soient réunies : (i) les personnes susceptibles d'être favorisées ont le même statut. D'autres femmes ne peuvent pas m'accuser de faire du favoritisme envers mon épouse par rapport à elles, car elles n'ont pas le même statut que mon épouse. Je n'ai qu'une épouse. Par contre, Léa pouvait accuser Jacob de faire du favoritisme envers Rachel parce que Jacob était polygame. Les 2 femmes avaient le même statut. Dans ce cas le favoritisme est possible.
(ii) Il trouve sa raison d'être dans les caractéristiques de l'autre. Jacob préférait Rachel parce qu'il la trouvait plus belle que sa soeur. Celui qui fait du favoritisme le fait parce qu'il perçoit quelque chose chez une personne qui l'attire plus que chez les autres. Cette chose peut se présenter sous une multitude de formes. Cela peut être l'apparence physique, l'intelligence, l'origine, le caractère. Peu importe la raison, le favoritisme est basé sur une caractéristique que l'on décerne chez le préféré et qui nous attire.
Et c'est là, la différence entre miséricorde et favoritisme. Il n'y a rien en l'homme qui attire Dieu. Rien. Ce qui est bon, n'est pas en moi (Roms 7:18). Dieu nous regarde tous (moi, toi, le Dallai Lama, Gandhi, Mahomet, la vierge Marie, le pape) et ne voit rien de bon, rien qui lui plaît chez aucun d'entre nous. Le favoritisme est donc impossible. Pourquoi ? Parce que non seulement il n'est pas attiré par nous, mais tout ce qu'il voit chez chacun d'entre nous le repousse. Mais, on protestera, "mais Dieu nous aime !" Bien sûr qu'il nous aime, il est notre Père. Mais est-ce qu'il nous aime à cause de nous, ou à cause de lui ? Parce que nous sommes mignons ou parce qu'il est amour ? A cause de notre état ou malgré notre état ? Dieu prouve son amour envers nous, en ce que lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous (Romains 5:8). Sa miséricorde n'est pas motivée par nos caractéristiques, mais par les siens. Cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde (Roms 9:16). La raison de sa bonté envers moi ne se trouve pas en moi, mais en lui. Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde et j'aurai compassion de qui j'ai compassion (15). Il ne fait pas de favoritisme. Il fait le bien, parce qu'il est bon. Il fait miséricorde parce qu'il est miséricordieux.
A qui fait-il miséricorde donc ? A tous dans une certaine mesure. A ses enfants sans mesure. Ce qui m'amène à ma troisième question.

3. Comment David peut-il dire "sa miséricorde dure à toujours" alors qu'elle s'arrête pour certains ?
C'est le refrain de ce psaume. "Sa miséricorde dure à toujours". Il est répété 26 fois. Mais nous avons vu que ceux qui sont en enfer ne sont plus les objets de sa miséricorde, mais de sa colère. Sa miséricorde dure à toujours, mais pas pour eux. Y-a-t-il une contradiction ? Non. La miséricorde de Dieu dure vraiment à toujours, mais tous n’en sont pas bénéficiaires. La miséricorde de Dieu est éternelle, mais il ne fait pas miséricorde à tous éternellement. "N'est-ce pas un peu trompeur alors de dire que sa miséricorde dure à toujours ?" Certainement pas et pour 2 raisons : premièrement pour dire que c'est trompeur il faudrait que la bible cache cette vérité et elle ne la cache pas. Elle est enseignée dans ce psaume et ailleurs dans la bible. La bonté de l'Éternel dure à jamais pour ceux qui le craignent, Et sa miséricorde pour les enfants de leurs enfants (Psaume 103:17). La position de la bible n'est pas que la miséricorde de Dieu ne peut être éternelle que si elle est donnée à tous.
Deuxièmement, c'est aussi le cas pour ses autres attributs et là, personne ne proteste. Dieu est infiniment juste aussi. Mais est-ce qu'il montre sa justice à tous éternellement ? Bien sûr que non. Ses enfants ne seront jamais les objets de sa justice. On accepte facilement l'idée que Dieu est infiniment et éternellement juste tout en croyant (avec raison) qu’il ne montrera pas sa justice à tous éternellement. C’est pareil avec sa miséricorde. La bonté de l'Éternel dure à jamais pour ceux qui le craignent. Sa miséricorde est éternelle, car elle ne cesse jamais pour nous ses enfants.
J'irai même plus loin. Non seulement il n'y a pas de contradiction entre le fait que Dieu soit miséricordieux et le fait qu'il punisse certains en enfer, mais c'est justement parce qu'il est miséricordieux qu'il punit les méchants pour toujours. Punir les méchants est en soit un acte de miséricorde envers nous, ses enfants. Vous pensez que je vais trop loin ? Que Dieu ne peut pas manifester sa miséricorde envers nous ses enfants en punissant ses ennemis ? Dans le Psaume 143:12 David prie dans ta bonté, anéantis mes ennemis. David pensait clairement qu'un acte de bonté pour lui pouvait être un acte de justice envers ses ennemis. Mais on dira, "oui, mais ça c'est David, il exprime son propre avis, qui n'est pas l'avis de Dieu". Est-ce que notre passage aussi est seulement l'avis de David ? Il précipita Pharaon et son armée dans la mer Rouge, car sa miséricorde dure à toujours ! (V 15). Nous voyons dans ce verset la cause et l'effet. La cause : sa miséricorde. L’effet : il a noyé les soldats dans la mer. Ce qui était un acte de miséricorde pour les Hébreux, signifiait la mort pour les soldats. C'est donc parce que Dieu est miséricordieux, qu'il juge nos ennemis. Mais on dira, "oui mais ça c'est l'ancien testament" (comme si ce n'est pas le même Dieu). Voici un verset du nouveau testament, J'entendis dans le ciel comme la voix puissante d'une foule immense qui disait : Alléluia ! Loué soit notre Dieu ! (La foule loue le Seigneur. Pourquoi ?) Ses jugements sont vrais et justes car il a condamné la grande prostituée qui corrompait la terre par ses débauches, et il lui a fait rendre compte du sang des serviteurs de Dieu répandu par sa main. (Apoc. 19:1). Nous voyons la même chose dans ce verset. Dieu vient au secours de ses serviteurs, il met fin à leur persécution. Et comment fait-il cela ? En jugeant ceux qui les persécutent. Ce qui est miséricorde pour ses enfants est jugement pour leurs adversaires. Il est d'une miséricorde infinie pour nous, ses enfants. Sa miséricorde dure à jamais pour nous, ses enfants.
Voici la réalité qu'il faut saisir par rapport à la miséricorde de Dieu. Il nous a choisis comme récipients de sa miséricorde éternelle. Non pas parce qu'en nous il y a quelque chose de mieux qu'en eux, nous sommes tous pareils, mais parce que pour une raison que Dieu seul sait, il a décidé de nous montrer la richesse infinie de sa miséricorde et de nous sauver. Tout est pour nous, ses enfants.
Un jour un chrétien prêchait dans la rue aux Etats-Unis. Un athée l'a interpellé en disant "si ce que tu dis est vrai, comment se fait-il que les athées font des choses bien ? Si mon coeur est aussi corrompu que la bible le dit, je ne pourrais pas aider la grand-mère à traverser la rue ou donner un pièce à un SDF." Le chrétien lui a répondu, "si tu fais ces bonnes actions, c'est à cause de moi". C'est une réponse à première vue choquante. L'athée était offusqué (comme ils savent bien l'être). Alors le chrétien s'est expliqué. "Si Dieu arrêtait d'exercer sa miséricorde envers toi et les gens comme toi, ce pays deviendrait instantanément comme Sodome et Gomorrhe. Si Dieu n'intervient pas constamment comme un garde-fou, les chrétiens seraient persécutés et tués dans ce pays. La seule raison que tu peux faire le bien est que Dieu agit sur toi pour préserver la vie de ses élus. C'est la miséricorde de Dieu envers toi qui assure ma tranquillité pour prêcher ici".
Voici les richesses infinies de sa miséricorde pour nous. Tout est fait pour nous, ses enfants. Tout est à nous en Jésus-Christ. (1 Cor. 3:23). Nous sommes la prunelle de ses yeux et même les bonnes oeuvres de l'athée sont pour nous. Car celui qui vous touche, touche la prunelle de son oeil (Zacharie 2:8).
La miséricorde de Dieu envers nous et la punition éternelle des ennemis du peuple de Dieu ne sont pas contradictoires, mais complémentaires, même nécessaires. Puisqu'il nous aime avec un amour infini, il empêchera ceux qui nous haïssent de nous nuire - pour toujours. Le paradis éternel n'est possible que parce qu'il y a un enfer éternel. Car voici la promesse : Il n'y entrera rien de souillé, ni personne qui se livre à l'abomination et au mensonge (Apoc. 21:27). Comment en être sûr ? Parce que ces gens sont en enfer. Ils sont dans la prison de Jésus. Comme le dit Jésus lui-même, dehors sont les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! (22:15). L'enfer assure notre tranquillité éternelle. Tout est fait pour nous, ses enfants. Tout est à nous en Jésus-Christ.


Conclusion
Nous méritons tous l'enfer. Certains auront ce qu'ils méritent. C'est la justice de Dieu qui s'exerce. Nous (les enfants de Dieu) n'auront pas ce que méritons, parce que sa miséricorde dure à jamais pour ceux qui le craignent.
Si tu ne crois pas en Jésus-Christ comme ton Sauveur. Si tu ne t'es jamais repenti de tes péchés. Si tu n'as pas l'assurance que si tu mourrais tout de suite tu irais au ciel, tu dois courir vers Jésus. Tu dois faire ta paix avec ce Dieu en colère. Jésus-Christ est le seul capable de te sauver de cette colère à venir.

vendredi 5 novembre 2010

La Connaissabilité de Dieu


Jean 17 : 1 à 10





Introduction

Il y a 3 types de personnes sur cette terre. L'athée dit qu'il n'y a pas de Dieu. L'agnostique dit qu'il ne sait pas s'il y a un Dieu ou pas et même s'il y en a un, on ne peut rien savoir sur lui. Le théiste (en l'occurrence, le chrétien) dit qu'il y a un Dieu et l'homme peut le connaître. Connaître Dieu !
Je voudrais vous parler de la connaissabilité de Dieu. Comment l'homme connaît-il le Dieu vivant ? Job nous enseigne la futilité d'une telle entreprise : Prétends-tu pénétrer les profondeurs de Dieu, ou saisir la perfection du Tout-Puissant ? (Job 11:7). Dieu est un esprit infini, l'homme ne peut donc pas le comprendre. Mais Jésus dit dans notre passage : la vie éternelle consiste à te connaître, toi, le seul vrai Dieu (V3). Connaître Dieu est donc indispensable.  Si nous ne le connaissons pas nous n'avons pas la vie éternelle. Mais la bible enseigne l'incompréhensibilité de Dieu et la nécessité de le connaître. Y a-t-il une contradiction ? Comment l'homme peut-il connaître Dieu ? Comment le temporel peut-il connaître l'éternel ? Comment le fini peut-il connaître l'infini ? Comment est-ce que moi, 1m83, 75kg avec un QI moyen, puis-je connaître un esprit infini ? Essayons de répondre à ces questions.


1. La Connaissance.
Pour bien comprendre comment l'homme peut connaître Dieu je pense qu'il serait utile de se demander comment l'homme acquiert la connaissance de n'importe quoi. Nous vivons dans une société athée. Il faut parfois donc réfuter des idées erronées, avant de pouvoir enseigner la vérité. Aujourd'hui il y a 2 grandes idées qui dominent. Elles sont enseignées dans nos écoles. Elles sont véhiculées par les médias (les documentaires, les actualités et même la pub). Mine de rien, ces erreurs nous influencent.

a. Nous arrivons à la connaissance par l'expérience, c'est l'empirisme. L'esprit de l'homme quand il naît est une "tabula rasa" (John Locke & Descartes) c'est-à-dire que son esprit est vide, toute connaissance vient donc de notre expérience. Et nous acquérons cette expérience par nos 5 sens. Le principe empirique est tester > observer > répéter > assimiler. La connaissance est donc notre perception des choses. Le Chrétien reconnaît que nous apprenons des choses par nos 5 sens (c'est pour cela que Dieu nous les a donnés) mais ce que nous contestons est l'idée que toute la connaissance vient des 5 sens.
Je vois 2 vraies incohérences avec l'empirisme. (i) peut-on faire confiance à nos sens ? Comment savoir si ce que nous voyons correspond à la réalité ? Après tout, si l'empiriste dit vrai, il n'y a pas de Dieu, nos 5 sens sont donc le fruit d'une évolution hasardeuse, alors comment leur faire confiance ? C'est une vraie question. L'empiriste présume de leur fiabilité, mais sur quelle base ? Le Chrétien croit que nos sens ont été créés par Dieu. Dieu est vrai, nos 5 sens sont donc fiables sans être infaillibles. Le chrétien a un raisonnement logique. L'empiriste n'est pas logique. Si ma vue est une question de chance, comment savoir si ce que je vois correspond à la réalité ? Qui en est le garant ? La chance ?! S'il n'y a pas de Dieu nos 5 sens sont aussi fiables que le résultat d'un lancer de dés.
Mais, ce n'est pas tout, même si ce que nous voyons correspond à la réalité, notre interprétation peut nous amener à une fausse conclusion. Nous pouvons bien voir et mal comprendre. C'est l'exemple du coq. Un homme observe tous les matins la même chose. Le coq chante, le soleil se lève. Le lendemain le coq chante, le soleil se lève. Le surlendemain le coq chante, le soleil se lève et ainsi de suite. Au bout de 60 ans d'observation du même phénomène l'homme conclut en toute logique : c'est le chant du coq qui fait lever le soleil !
La première incohérence interne de l'empirisme est que rien ne permet de garantir la fiabilité de nos 5 sens et en plus, notre interprétation des choses est forcément subjective.
(ii) La 2ème incohérence que je vois avec l'empirisme est que pour être sûr à 100% de sa conclusion, (et après tout c'est cela qui nous intéresse) l'empiriste devrait tout observer, toute expérimenter - chaque exemple de chaque phénomène passé, présent et futur - c'est impossible. Avec l'empirisme on est donc le plus sûr de sa connaissance juste avant d'avoir tort, je m'explique. Les Européens avaient observé des millions de cygnes pendant des siècles. Dans tous les pays de l'Europe du nord au sud, de l'ouest à l'est, chaque cygne observé était blanc. Les ornithologues ont donc conclu en toute logique : un cygne est toujours blanc. Ils avaient raison et chaque nouvelle observation de cygne confirmait et renforçait leur conclusion. Plus ils en voyaient, plus ils étaient sûrs de leur connaissance. Jusqu'à au jour où l'on découvre l'Australie et on y trouve des cygnes noirs ! Morale de l'histoire : avec l'empirisme les observations s'accumulent et le moment où on en a le plus est le moment où on est le plus sûr de sa connaissance et ce moment-là vient juste avant le moment où on a tort ! Avec l'empirisme on est donc le plus sûr de sa connaissance juste avant d'avoir tort. C'est une vraie incohérence.
L'empirisme en tant que philosophie épistémologique comporte de vraies incohérences internes. Ce n'est donc pas la vérité. Il ne suffit donc pas pour expliquer notre connaissance de Dieu.



b. Nous arrivons à la connaissance en rejetant tout dogme, c'est le relativisme.
Ce que nous connaissons est le produit de notre environnement. La connaissance est donc une question de point de vue. Ce qui est vrai pour nous, peut être faux pour quelqu'un d'autre, car il n'y a pas de vérité absolue. Si c'est bon pour toi, c'est que c'est bon. Si le Christianisme te fait du bien tant mieux, mais il ne faut pas l'imposer aux autres puisque les autres religions sont aussi légitimes que la tienne.
Un jour un collègue m'a dit; "il faut que tu arrêtes d'essayer d'imposer tes idées aux autres. Crois ce que tu veux, mais n'essaie pas de me convaincre". Quand il avait fini, je lui ai demandé s'il pensait m'avoir convaincu par son argumentation. Il n'a pas vu l'hypocrisie de sa position !
Il y avait un pasteur qui avait une belle-mère relativiste. Elle lui a affirmé que toutes les religions sont vraies. Il a répondu, “eh bien la mienne est donc vraie aussi et elle dit que si tu ne te repends pas de tes péchés, tu iras en enfer”. Là-dessus s'est produite une discussion animée. A la fin la belle-mère relativiste a fini par dire au pasteur; "toutes les religions sont vraies, à l'exception de la tienne" ! Et c'est comme ceci que les relativistes se trahissent, car ils adorent être dogmatiques !
Ceci est une vraie incohérence avec le relativisme. Quand quelqu'un dit "tout est relatif", demande lui si ce qu'il vient de dire est relatif ou objectivement vrai ? Quand quelqu'un dit "il n'y a pas de vérités absolues", demande lui s'il vient d'exprimer une vérité absolue ? Si la phrase "il n'y a pas de vérités absolue" est vraie c'est qu'il y a des vérités absolues, leur phrase en est une. Si la phrase "il n'y a pas de vérités absolue" est fausse, c'est qu'il y a des vérités absolues. Le relativisme s'exprime toujours en termes absolues et donc se contredit tout seul.
Ainsi, les 2 théories épistémologiques qui dominent aujourd'hui sont incohérentes et donc insuffisantes pour expliquer comment nous pouvons connaître Dieu. Il doit y avoir un autre moyen pour que l'homme arrive à la connaissance de Dieu.
Oui, il y en a un. Ce n'est ni l'empirisme, ni le relativisme, mais la révélation. "Révélation" signifie le fait d'enlever un voile. Le seul moyen que nous avons de connaître Dieu c'est parce qu'il s'est révélé à nous. Sans cela nous ne saurions rien sur lui. Ce n'est ni par nos 5 sens, ni par nos expériences, mais par sa révélation.





2. La Révélation Générale (On parle d'une lettre ouverte à tous les hommes)
(i) Dieu montre qu'il existe et montre comment il est à travers sa création. Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l'étendue manifeste l'oeuvre de ses mains (Psaume 19:1). On voit qu'il est grand et puissant.
(ii) Dieu montre comment il est par sa préservation de la création. [Dieu] n'a cessé de rendre témoignage de ce qu'il est, en faisant du bien, en vous dispensant du ciel les pluies et les saisons fertiles, en vous donnant la nourriture avec abondance et en remplissant vos coeurs de joie. (Actes 14:17). On voit qu'il pourvoit à nos besoins. Il est donc bon.
(iii) Dieu montre comment il est par la lumière de la nature. Chaque personne a une intuition de Dieu dans son coeur, Dieu a mis dans leur coeur (de l'homme) la pensée de l'éternité (Ecclésiaste 3:11). C'est le contraire du "tabula rasa" des empiristes. Je ne sais pas s'il y a un rapport, mais dans un documentaire sur la BBC un neurologue a expliqué que dans la psychologie du cerveau humain il y a une prédisposition à la croyance en Dieu. Dans tous les cas, la bible enseigne que dans chaque personne dès sa naissance il y a une idée innée d'éternité.
Cette intuition que Dieu a mise dans notre coeur comprend notre conscience. Quand les païens, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont une loi pour eux-mêmes; ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour, (Romains 2:14-15). Des gens qui n'ont personne pour leur dire que c'est mal de mentir, de voler et de tuer savent dans leur coeur que c'est mal de faire de telles choses. Dieu a pris ses lois et les a écrites dans le coeur de chaque être humain. L'homme est le chef-d'oeuvre de la création de Dieu. Dieu l'a créé à son image. Il l'a mis à part. Grâce à sa révélation générale la bible est claire, chaque homme sait au fond de lui que Dieu existe et qu'il est bon et grand (grâce à sa création) et qu'il est aussi juste (grâce à sa conscience).
Cependant, même si cette révélation générale de Dieu est réelle, nous voyons qu'elle est assez vague. Elle n'amène pas à une vraie connaissance de Dieu. Elle n'est pas assez précise pour sauver qui que ce soit. Alors pourquoi Dieu se révèle-t-il ainsi ? Paul nous dit que si cette révélation générale n'est pas suffisante pour sauver l'homme, elle est suffisante pour le juger et le condamner d'une manière juste. En se révélant ainsi Dieu ne nous laisse aucune excuse. Car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'oeil nu. Ils sont donc inexcusables, (Romains 1:19-20). On peut faire 2 remarques sur ce verset.
(i) Ceci répond à ceux qui demandent ce qui arrivera aux peuples qui n'ont jamais entendu parler de Jésus. C'est une question difficile. Est-ce que l'homme innocent en Afrique qui n'a jamais entendu l'évangile ira au paradis ? Et bien d'après ce passage, je peux affirmer que "oui". L'homme innocent en Afrique, en Inde, où qu'il soit, ira au paradis. C'est sûr. Il y a juste un problème. Cet homme n'existe pas. D'ailleurs, si vous croyez vraiment que l'homme qui n'a jamais entendu l'évangile ira au paradis, quelle est la pire chose que vous pouvez lui faire ? Lui annoncer l'évangile, car il pourrait le rejeter. Non, au jugement devant Dieu, personne ne pourra dire "je ne savais pas qu'il y avait un Dieu ou je ne savais pas qu'il fallait faire le bien". Il n'y a pas d'innocent. Quand les hommes persistent dans le péché et l'incrédulité, Dieu peut donc les condamner justement pour toujours sur la base du fait qu'ils savaient assez de choses grâce à sa révélation générale.

(ii) La base sur laquelle Dieu tient l'homme responsable de ses actes est la révélation générale. Ceci va à l'encontre de ce que beaucoup de Chrétiens aujourd'hui pensent. La tendance actuelle est de dire que pour être responsable de son péché, l'homme doit être libre. Pour que Dieu puisse le juger d'une manière juste, ils disent que l'homme doit pouvoir choisir entre le bien et le mal. Ils parlent du "libre-arbitre" de l'homme. Ils disent que si l'homme n'est pas libre, il est un robot et Dieu ne peut donc pas le juger. Mais, il n'y a aucun verset dans la bible qui dit que l'homme est tenu responsable par Dieu parce qu'il est libre. Mais il y en a plusieurs (comme celui-ci) qui dit que l'homme est tenu responsable à cause de la révélation qu'il a reçu. L'homme sait au fond de lui qu'il y a un Dieu tout-puissant et il sait au fond de lui qu'il faut faire le bien, mais il résiste à cette connaissance et il étouffe la voie de sa conscience. Personne ne fait le bien, dit Paul. Nous sommes tous coupables, non pas parce que nous pouvions faire le bien, mais parce que nous savions ce qu'il fallait faire et nous avons fait le contraire.
Au mieux la révélation générale nous apprend qu'il y a un Dieu puissant et juste - rien de plus. A la lumière de cette révélation floue, l'homme s'est tourné vers l'idolâtrie et la superstition. La révélation générale ne nous conduit pas vers une connaissance de Dieu, mais existe pour que Dieu soit déclaré juste quand il jugera les hommes. Mais pour nous permettre de connaître Dieu, il fallait quelque chose de plus.



3. La Révélation Spéciale (On parle d'une lettre personnelle)
La bible est la révélation parfaite de Dieu. Dans la bible le Dieu invisible se révèle à nous. Comment est-ce que cette révélation est transmise ? Je pense qu'il faut faire attention à des réponses "trop spirituelles, trop pieuses” qui ont amené dans l'histoire de l'église et qui mène encore aujourd'hui au mysticisme. La révélation spéciale de la bible est une révélation verbale. La bible est faite de livres. Le mot "bible" signifie "livres". Ces livres sont faits de phrases, qui sont faites de mots. Dieu se révèle à nous par le biais de phrases, de mots, bref par le langage. Le langage est un cadeau de Dieu. Que ce soit dans le Jardin d'Eden ou par les Écritures, Dieu communique avec des hommes par des mots. Il ne communique pas avec des sentiments et des sensations, il ne communique pas avec des impressions ou des émotions, mais avec des mots. D'ailleurs, nous appelons aussi la bible la Parole de Dieu. Ce sont les paroles, les mots de Dieu. Ceci est confirmé par Jean qui, en parlant de Jésus, ne dit pas "au commencement était l'événement, ou au commencement était l'action, ou au commencement était l'expérience ou au commencement était l'émotion", mais au commencement était la Parole (Jean 1:1). Dieu est la Parole et La Parole est Dieu. Le mot grec logos, que nous traduisons "parole" en français, peut aussi être traduit par "mot, verbe, proposition". On peut donc légitimement dire "le Mot est Dieu" ou "la Proposition est Dieu".
Nous avons tendance à mépriser les mots et le langage. Peut-être cela vient-il de l'idée prédominante que le langage est le fruit de l'évolution. Souvent on entend dire que le langage est trop pauvre pour parler correctement de Dieu. Que les mots sont insuffisants pour décrire Dieu. Mais ce n'est pas la position de la bible. Elle enseigne le contraire. La Parole est Dieu. Dieu peut donc rendre compte correctement de Dieu. Jésus confirme cet enseignement dans notre passage, dans sa dernière prière au Père, il prie : Je leur ai donné les paroles que tu m'as données; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m'as envoyé. (Jean 17 : 8). Je leur ai donné les paroles que tu m'as données. Jésus a reçu de la part de son Père quelque chose d'essentiel. C'était une des raisons de sa venue sur terre. Cette chose allait nous permettre de connaître le Père et le Fils. Jésus devait nous la transmettre. C'était quoi; une puissance ? une émotion ? une sensation ? Non, Jésus a reçu des paroles. Il nous les a transmises. Nous savons ce que nous savons sur Dieu à cause de ces paroles. Jamais Jésus ne donne l'impression dans ce verset qu'entre le Père et Jésus et nous il y a eu une fuite du sens ou un appauvrissement du message transmis. Ce qu'il a reçu du Père, il nous l'a donné. Je leur ai donné les paroles que tu m'as données. Ce sont les mêmes paroles. Son travail a été fait parfaitement. Jamais il ne dit que les paroles ne suffisent pas pour parler correctement du Père. La révélation que Dieu a voulue de lui-même a été donnée sans erreur, complètement, précisément, clairement avec des mots par Jésus. Jésus a communiqué la vérité, toute la vérité et rien que la vérité sur Dieu à nous avec des mots. La révélation vient par le biais des paroles. La connaissance de Dieu vient grâce à des paroles. Quand nous recevons cette révélation avec foi, nous connaissons Dieu et nous sommes sauvés.
J'ajouterai que c'est pour cela qu'il faut annoncer la parole de Dieu à des non-Chrétiens. Il faut l'expliquer. Bien sûr notre vie est un exemple pour des non-Chrétiens et dans un culte on peut faire passer un message vague à travers le mime et le chant. Mais à un moment donné il faut utiliser les mots, il faut expliquer clairement l'évangile. Pour révéler Dieu, le Saint Esprit prend des paroles. Pour révéler Dieu, il ne prend pas un sentiment ou une émotion qu'un chant suscite en nous. Pour révéler Dieu, il ne prend pas une impression que laisse un mime. On ne peut pas comprendre la logique d'une impression. On ne peut pas croire à une émotion. Mais on peut comprendre des mots, des phrases, un message et croire à des mots, des phrases, un message. Le Saint-Esprit prend ce message et il ouvre notre esprit pour que nous puissions le comprendre et le croire. Ces mots et l'action du Saint-Esprit nous amène donc à la connaissance de Dieu !

Je reviens donc à ma question du début. Y-a-t-il une contradiction ? Je viens de dire que nous pouvons connaître Dieu, mais la bible enseigne que Dieu est incompréhensible. Est-ce que c'est contradictoire ? Non, il n'y a pas de contradiction. On ne peut pas connaître Dieu totalement, mais on peut le connaître vraiment. Le peu que nous connaissons de lui est vraiment lui. Ce que nous connaissons de Dieu correspond à la réalité de Dieu. La révélation est parfaite et donc complète. Rien ne manque. Il n'y a aucun aspect de Dieu qui ne nous ait pas été correctement révélé.
Mais comment l'esprit fini de l'homme peut-il saisir l'Esprit infini qui est Dieu ? Il ne peut pas. Dieu dépasse notre compréhension. Par contre, si cet Esprit infini se fait homme et nous révèle parfaitement la nature de cet Esprit, nous pouvons le connaître. Jésus est en quelque sorte un concentré de Dieu, l'image du Dieu invisible, nous dit Paul. Il ne nous a pas montré la constitution de cet Esprit infini (de quoi il est fait), mais il nous a montré ses attributs (comment il est) et ceci, même l'esprit d'un enfant peut le saisir avec l'aide du Saint-Esprit. Et c'est cette connaissance-là qui donne la vie éternelle.
J'étais étudiant à Londres quand mon épouse est venue travailler à Londres dans le cadre d'une formation. On s'était vu déjà, mais c'est à ce moment-là qu'on a commencé à sortir ensemble. Au bout de 2 semaines je savais que je voulais l'épouser. Le peu que je connaissais d'elle, me donnait envie de passer ma vie avec elle. Si au bout de 2 semaines quelqu'un m'avait demandé; connais-tu Esther, j'aurais répondu; "oui, je la connais bien c'est ma future épouse". Et la personne aurait répondu; "ah oui, d'accord. Tu la connais vraiment très bien !" Maintenant je sais que je la connaissais très peu, mais je la connaissais quand même. Au bout de 20 ans de vie commune, je la connais beaucoup mieux. Mais est-ce que pour autant je peux dire que je la connais totalement, exhaustivement ? Je sais comment elle est (et encore elle me réserve quelques surprises), mais est-ce que je peux dire que je connais son âme, son esprit, toutes ses pensées ? Non, seulement Dieu la connais exhaustivement. Mais sans la connaître totalement, je la connais vraiment. Ce que je connais d'elle est vraiment elle. Et plus je passe du temps avec elle, plus je la découvre, plus je l'aime. C'est pareil avec Dieu. Nous le connaissons peu, mais nous le connaissons vraiment. Nous le connaissons assez pour l'aimer et s'engager avec lui pas pour 40, 50 ans, mais pour toujours. Même au paradis quand nous verrons face à face, je pense que notre esprit ne sera pas suffisamment agrandi pour que nous puissions contempler dans le détail toute l'excellence de sa nature. Pour comprendre la perfection infinie, il faut être infini. Notre connaissance de Dieu ne sera donc pas totale, mais notre bonheur sera total. Car notre connaissance sera parfaite dans le sens où elle sera suffisante pour la capacité du sujet, tout en n'épuisant jamais la plénitude de l'objet. Et au fur et à mesure que notre vue augmente, notre bonheur augmentera aussi. Mais notre connaissance n'arrivera jamais à une limite au-delà de laquelle il n'y a rien à découvrir. D'éternité en éternité, Dieu sera toujours notre Dieu insondable.

Conclusion
Est-ce que tu connais Dieu ? Si tu hésites - la réponse est sans doute "non". Avec Dieu c'est noir ou blanc, soit il te connaît, soit il ne te connaît pas. Ecoutez les mots de Jésus : Au jour du jugement, nombreux sont ceux qui me diront: "Seigneur! Seigneur! Nous avons prophétisé en ton nom, nous avons chassé des démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom". Alors je leur dirai ouvertement: "Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui pratiquez le mal" (Mathieu 7:22). Tu peux l'appeler Seigneur. Tu peux faire les choses les plus extraordinaires en son nom. Mais si tu ne le connais pas, il ne te défendra pas contre la colère de Dieu, il ne viendra pas à ton secours, au contraire il te rejettera. Connaître Dieu est donc essentiel. Il n'a y a pas plus important ce matin, aujourd'hui, cette semaine, cette année, pour ta vie. Si tu ne connais pas Dieu comme ton Père et Jésus comme ton frère, tu iras en enfer. Mais si tu crois en lui ce matin, il se fera connaître de toi, il se montrera à toi, il deviendra ton Père, ton frère, ton Consolateur, ton ami. Et tu pourrais dire cette phrase incroyable; "je connais Dieu !"

mardi 17 août 2010

La Justice de Dieu


Romains 3 : 21 - 26


Introduction
Lorsque je travaillais en tant qu'évangéliste, j'ai eu plusieurs conversations avec des musulmans. On revenait souvent au même sujet; à savoir, le pardon des péchés. Ils n'arrivaient pas à comprendre pourquoi le Dieu chrétien, qui se dit miséricordieux, ne pouvait pas tout simplement nous pardonner comme, disent-ils, Allah le fait. Ils me disaient; "si vous m'offensez, je peux vous pardonner, juste comme ça, sans rien vous demander. C'est un acte de miséricorde. Pourquoi le Dieu chrétien exige-t-il un sacrifice pour le faire ? Pourquoi veut-il du sang avant de pardonner ?" C'était pour eux un vrai obstacle. Et ils ont raison. La bible est claire, sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon (Héb. 9:22). Le sang, la mort, le sacrifice, la croix sont au centre du christianisme. Mais, pourquoi ? Parce que le Dieu chrétien est un Dieu juste. C'est mon message ce matin : la justice de Dieu.

Quand nous parlons de la sainteté de Dieu, on parle de comment Dieu est, qu'il est séparé de nous.
Quand nous parlons de la justice de Dieu, on parle de ce que Dieu fait; comment il se comporte avec nous.
Sa justice est manifestée par (i) sa loi (ii) ses jugements (iii) son sacrifice.

1. La justice de Dieu est manifestée par sa loi.
Dans notre passage il est question de la loi. Quelle loi ? Dans les 5 premiers livres de la bible (la Torah) Dieu a donné des règles de vie à son peuple, que nous appelons la loi de Dieu ou la loi mosaïque, car donnée par l'intermédiaire de Moïse. Les 10 commandements sont les principes phares de cette loi, mais il y a en tout 613 commandements à observer dans la Torah, car l'Eternel est notre législateur (Esaïe 33:22). Ces règles touchent tous les aspects de la vie pratique et spirituelle. Elles concernent des choses aussi importantes que de ne pas tuer et des choses aussi insignifiantes que le fait d'utiliser des poids justes dans une balance (Lév. 19:36). Dieu veut que nous soyons justes dans tout, comme lui est juste dans tout.
La loi de Dieu est d'une justice absolue. Elle montre la justice de Dieu. Sans sa loi nous ne saurions pas ce qu'est la justice. D'autres systèmes législatifs contiennent des éléments de justice, mais la loi de Dieu est la seule qui est totalement juste, car lui est totalement juste.
Si nous regardons la loi de Dieu de près, nous voyons qu'elle est plus juste que certaines des lois dans notre société "moderne". La loi mosaïque établit trois principes fondamentaux du droit.
(i) Elle établit le principe de l'égalité devant la loi. Le texte de loi babylonien (le Code d'Hammurabi) divisait la population babylonienne en trois groupes, dont le premier jouissait de tous les droits et le dernier en avait peu. Même chez nous, en France, le président de la république en fonction est au-dessus des lois. Il ne peut pas être mis en examen. Chez le peuple de Dieu il n'y avait pas d'hiérarchie juridique. A partir de Moïse, jusqu'au dernier nouveau-né, tous étaient égaux devant la loi de Dieu.
(ii) La loi mosaïque établit le principe d'équité. La loi assyrienne était particulièrement brutale. A un assyrien qui avait volé du pain, par exemple, on lui coupait le nez. Mais la règle d'or de la loi mosaïque est oeil pour oeil et dent pour dent (Ex. 21:24) - c'est-à-dire l'équité. Avant cette loi une mort accidentelle pouvait donner lieu à des massacres en représailles. Cette loi interdit cette pratique. Chez nous en France, c'est le contraire qui se produit. Partick Tremeau a violé 13 femmes dans les années 90s. Il a été condamné à 15 ans de réclusion, ce qui signifie un peu plus d'un an par viol. Ensuite, sa peine a été réduite à 10 ans. Il a donc fait 9 mois de prison pour chaque viol. 9 mois, c'est-à-dire rien du tout. Ce n'est pas ça l'équité. Oeil pour oeil et dent pour dent exige une équité entre le crime et le châtiment.
(iii) La loi mosaïque établit le principe des témoignages corroborés pour condamner quelqu'un. Le texte de loi babylonien dit ceci : si un homme accuse un autre, l'accusé ira sauter dans une rivière. S'il se noie, l'accusateur prendra possession de sa maison. On avait intérêt à savoir nager à cette époque ! S'il se noyait au moins on est sûr qu'il était coupable ! Non, ceci est absurde. Nous rions, mais en Europe il n'y a que quelques centaines d'années on faisait pareil. On jetait une "sorcière" à l'eau, lestée de pierres. Si elle flottait, c'était une sorcière et on la tuait. Si elle coulait, elle était innocente, mais noyée. 4000 ans plus tôt, en Israël une condamnation n'était pas basée sur la superstition, mais sur le témoignage de 2 ou 3 témoins, un seul témoin ne suffira pas contre un homme pour constater un crime ou un péché quel qu'il soit. Un fait ne pourra s'établir que sur la déposition de 2 ou de 3 témoins (Deut. 19:15). Egalité devant la loi, équité entre le crime et le châtiment et témoignages pour condamner - la loi mosaïque était totalement juste.

Cependant, ceux qui connaissent la loi de Dieu savent qu'elle contient des choses difficiles à comprendre. Certains commandements nous font penser à l'injustice, plutôt qu'à la justice. Il est bien sûr impossible ici de les examiner tous, mais je voudrais en prendre deux exemples très représentatifs.
Le premier exemple est le fait que Dieu ordonne la mort pour l'adultère, (Lév. 20 : 10). Ceci nous semble très injuste dans notre société où l'adultère (qu'on appelle aujourd'hui une "aventure") a une image positive. Pourquoi Dieu ordonne-t-il la mort pour un couple adultère donc ? Est-ce que cette sentence est conforme à une loi juste ? Pour répondre à ces questions il faut savoir pourquoi Dieu a donné sa loi. Quel était son but ? Quelle fonction avait la loi ? La réponse se trouve dans le nouveau testament. Paul est clair, la loi a été donnée pour être dure et être contraignante.
Etre dure parce que quand Dieu dit que celui et celle qui commettent l'adultère doivent mourir, cela nous montre à quel point le péché (ici l'adultère) est grave pour Dieu. Les rites sur les sacrifices et holocaustes le confirment, Dieu ne prend pas la transgression de sa loi avec légèreté. La loi nous montre un Dieu en colère contre le péché et les pécheurs. Seul un miracle, initié par Dieu lui-même, peut nous réconcilier avec ce Dieu.
Etre contraignante parce que quand Dieu donne 613 commandements à respecter, cela nous montre à quel point c'est impossible de les garder tous, tout le temps. Il faut déjà les connaître tous et ensuite les appliquer tous à chaque instant de sa vie. Soyons clair, Dieu a donné sa loi pour nous montrer que nous n'arriverons jamais à y obéir. Cette impuissance nous oblige à chercher à plaire à Dieu autrement que par les oeuvres de la loi.
Quand nous comprenons pourquoi la loi a été donnée, nous comprenons que ce qui nous paraît injuste dans la loi est en réalité conforme à l'objectif fixé par Dieu et donc totalement juste et bon.

La deuxième accusation qu'on entend souvent est que "Dieu est un meurtrier" ou "Dieu encourage le génocide". En effet, dans la bible Dieu ordonne l'extermination de toute la tribu d'Amalek - hommes, femmes et enfants; Ainsi parle l'Etrenel des armées : je me souviens de ce qu'Amalek fit à Israël, lorsqu'il lui ferma le chemin à sa sortie d'Egypte. Va maintenant, frappe Amalek ... tu ne l'épargneras point et tu ferras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, boeufs et brebis, chameaux et ânes (1 Sam. 15:2-3). Comment expliquer donc que Dieu ordonne le génocide d'un peuple ? Peut-on toujours dire que sa loi et ses commandements sont parfaits après cela ? Que répondre à une telle accusation ? On peut dire plusieurs choses. On peut faire une première remarque en passant; souvent (pas toujours, mais c'est mon expérience) les personnes qui portent cette accusation contre Dieu (qu'il ordonne le massacre même de bébés) sont les mêmes qui se battent ici en France pour le droit de continuer à tuer des bébés. Je parle bien sûr de l'avortement. C'est une position très hypocrite !
En ce qui concerne le fond, on peut dire que la justice des hommes n'est pas la justice de Dieu. Ceci est essentiel à saisir. La justice de Dieu n'implique pas l'égalité pour tous. Tous ne sont pas logés à la même enseigne avec Dieu. C'est pour cela que certains disent que Dieu est injuste. Ils confondent égalité et équité. Nous n'avons pas tous un traitement égal devant Dieu, mais nous avons tous un traitement équitable. Je m'explique. Puisque nous avons tous désobéi à sa loi. Nous méritons tous la mort. Il devrait nous exterminer tous et tout de suite, comme il a noyé les peuples au temps de Noé. Mais dans sa bonté, il ne le fait pas. Dieu a décidé de se choisir un peuple et de montrer sa bonté à ce peuple. La justice de Dieu n'est donc pas l'égalité. Heureusement, parce que l'égalité serait de nous envoyer tous en enfer. Par contre, la justice de Dieu est équitable, car il a le droit de faire miséricorde à certains d'entre nous, s'il le veut. Comme le dit Jésus dans sa parabole : ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu d'un mauvais œil que je sois bon ? (Mat. 20:15). La question n'est donc pas "pourquoi Dieu ne sauve-t-il pas tous les hommes ?", mais "pourquoi Dieu en sauve-t-il certains ?".
La dernière chose qu'on peut dire contre cette accusation que Dieu encourage le génocide est que Dieu s'est choisi un peuple qu'il voulait bénir et protéger. Il avait décidé de lui donner la terre promise. Il en a le droit, c'est à lui. Dès sa sortie d'Egypte alors que les Hébreux erraient dans le désert sans défense, la tribu d'Amalek a essayé de les détruire (Exode 17). Dieu connaît l'avenir, il savait que si les Hébreux n'exterminaient pas totalement la tribu d'Amalek, ils chercheraient encore une occasion à exterminer les Hébreux. Et c'est exactement ce qui s'est passé. Agag, le roi d'Amalek a été épargné par Israël. Par la suite, (voir le livre d'Esther), Haman, descendant d'Agag, a essayé d'exterminer le peuple de Dieu. C'était donc une question de survie. Tuer ou être tué. Dieu le savait. Combien de Juifs sont morts parce qu'ils n'ont pas obéi à ce commandement ?
Dieu est donc juste. Nous méritons tous sa punition. S'il nous punit, il ne fait qu'exercer la justice. Si une armée nous envahit, nous n'avons que ce que nous méritons tous - hommes femmes et enfants, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (V23). Mais il a décidé de faire du bien à certains et c'est son droit. Le Législateur fixe la loi. Et cette loi montre sa justice.


2. La justice de Dieu est manifestée par ses jugements.

Comment définir la justice de Dieu ? Après tout, c’est Dieu qui détermine sa justice. Dieu est juste parce qu’il est Dieu. Il n’y a pas de livre de règles qu’il consulte pour savoir comment agir de manière juste dans une certaine situation. Alors, comment définir sa justice ? Je pense que l’on peut dire que la justice de Dieu c’est que Dieu agit toujours en fonction de sa valeur infinie. C’est cela la définition de sa justice. Dieu agit toujours d’une manière qui correspond à sa valeur infinie.
Et un aspect de sa justice consiste à rendre à chacun selon ses actes. C'est une idée essentielle de la justice de Dieu. Il punit les transgresseurs, ainsi il manifeste à tous sa sainteté infinie et donc sa valeur infinie. Il les punit non pas pour en faire un exemple aux autres ou pour les réformer, mais pour maintenir sa justice. Il exige de tous l'obéissance constante à sa loi. Quand nous désobéissons, nous rebellons contre lui. Il est Dieu. Il est juste. Il est obligé de réagir. S'il ne réagit pas, il passe aux yeux de tous pour un Dieu impuissant et injuste. Sa réputation était en jeu - la gloire de son nom. Il était ouvert à l'accusation que tout en voyant l'injustice, il ne réagissait pas, il pratique donc lui-même l'injustice. Et c'est impossible pour Dieu d'être injuste.
On entend parfois les gens dire d'un criminel qui se suicide : "il a échappé à la justice". Mais on n'échappe jamais à la justice de Dieu. Ne vous y trompez pas, on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi (Gal. 6:7). Chacun rendra compte de ce qu'il a fait sur terre. Chaque parole sera examinée. Ce que nous avons dit en cachette sera crié sur les toits. Chaque acte sera mis sous le projecteur. Chaque pensée dévoilée et scrutée. Le film de notre vie passera devant les yeux de tous dans la présence de Dieu et sera comparée à sa loi parfaite. Aucun péché ne restera impuni. Aucun. Ceux qui sont désapprouvés par Dieu seront punis éternellement par lui.
Mais certains disent qu'en punissant le pécheur éternellement Dieu est injuste. Comment un Dieu juste peut-il punir des péchés temporels avec une punition éternelle ? Comment dire que c'est juste et équitable de punir pour toujours des péchés commis pendant une vie de 70 ans ? C'est disproportionné et donc profondément injuste. Dieu, disent-ils, est donc injuste dans ses jugements.
Mais je réponds en disant que s'il y a une disproportion c'est dans l'autre sens. Je veux dire par là que si nous pouvions nous projeter dans 10 millions d'années, notre constat serait que ceux qui sont en enfer ont péché plus qu'ils n'ont été punis. Comment est-ce possible ? Parce que leurs péchés ne sont pas temporels. Une telle accusation me fait penser à un rescapé du Titanic qui, dans son canoë de sauvetage, voyant le navire sombrer a déclaré; "le Titanic - quel bateau fiable, il a navigué plus de 2300 kilomètres et n'a coulé qu'une seule fois". Pécher une seule fois fait de nous des pécheurs. Etre pécheur est un état, c'est une nature totalement corrompue en rébellion constante contre Dieu. Pour qu'un pécheur arrête de pécher, il faut qu'il change de nature, qu'il soit né de nouveau. Pensez-vous que ces gens héritent d'une nouvelle nature en entrant dans l'enfer ? Non, la nouvelle nature vient par la foi en Jésus. En enfer c'est trop tard. Ils sont donc toujours des pécheurs en enfer. Leur état de péché et de rébellion est donc sans fin, leur punition doit l'être aussi.
Cela nous heurte peut-être, mais c'est totalement équitable. La justice de Dieu est montrée par ses jugements.


3. La justice de Dieu est manifestée par son sacrifice.
Dieu est donc impitoyablement juste. Mais Dieu n'est pas que juste, il est aussi amour. Dans son amour et sa bonté infinis, il lui a semblé bon de ne pas laisser tous les pécheurs connaître la sévérité de sa justice. Il s'est réservé un peuple auquel il a décidé de faire du bien. De sauver plutôt que de juger, de bénir plutôt que de maudire. Mais voici un vrai dilemme. Comment un Dieu juste pouvait-il sauver des pécheurs, sans être accusé d'injustice ? Nous avons déjà vu que Dieu doit punir les transgresseurs. Il est obligé. Alors comment peut-il ne pas punir certains d'entre eux ? C'est le problème le plus insoluble de toute l'histoire de l'humanité.
Par exemple, le roi David a commis l'adultère avec Bath Schéba et a fait tuer son mari Urie pour masquer son péché. Ensuite, David prie à Dieu et demande pardon pour son péché et Dieu lui pardonne ! Que dirait alors le père d'Urie ? Il dirait que c'est profondément injuste de lui pardonner. Et on le comprendrait. 
Me voici transgresseur de la loi de Dieu, coupable sous tous les chefs d'accusations de sa loi, la justice divine exige ma condamnation (la punition éternelle) mais Dieu ne veut pas me punir éternellement, il veut me bénir éternellement. Le musulman dirait : "c'est simple, il n'a qu'à te pardonner. Il te dit 'je te pardonne selon ma miséricorde' et tout est oublié". Mais j'ai enfreint sa loi et a loi me condamne et Dieu ne pas enfreindre sa propre loi en ne me punissant pas. Il faut que Dieu montre qu'il est absolument juste; il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, mais il montre ainsi sa justice dans le temps présent (V25). Allah ne se préoccupe pas de montrer sa justice, puisqu'il n'est pas juste. Mais Dieu (le seul, vrai) l'est et il veut que cela se sache. Alors comment faire ? Il est obligé de me condamner, mais veut me libérer. C'est impossible ! Pour l'homme c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible.
Dieu, dans le génie de sa sagesse, a trouvé le moyen, par le même acte, de faire éclater sa justice et de faire triompher son amour. Par le même événement historique, il se montre impitoyablement juste et aussi d'un amour infini. Cet événement c'est à la mort de Jésus, son Fils. C'est à Jérusalem, il y a 2000 ans où lui qui n'a point connu le péché, Dieu l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu (2 Cor. 5:21). Il y a eu un échange divin. Jésus a pris mon péché et a été jugé à ma place. La justice de Dieu est donc satisfaite. Et Dieu m'a donné sa justice. Dieu peut donc m'accepter en tant que juste.
La bible fait appel au monde juridique pour expliquer ce miracle. Paul l'appelle "être justifié" et "la justification" (V24). C'est plus que l'acquittement. L'acquittement me disculperait de l'enfer, mais cela s'arrête là. La justification m'acquitte et me réhabilite. J'évite l'enfer et je suis accueilli au paradis. Tout cela sur la base de ce que Jésus a fait pour moi. Il maintient sa justice tout en me pardonnant. Il montre sa justice tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus-Christ (V26). Quel Dieu extraordinaire !

Mais on protestera que le sacrifice de son Fils ne montre pas la justice de Dieu mais son injustice, puisque c'est profondément injuste qu'un innocent paie pour les fautes d'un coupable. En France c'est interdit. Au mois de juillet le président de la république a fait des annonces sur la politique sécuritaire du gouvernement. Une de ces annonces est l'idée de faire payer aux parents les délits des leurs enfants récidivistes. Mais la presse a signalé qu'une telle loi ne verrait jamais le jour car elle serait anticonstitutionnelle. Le code pénal français stipule (article 121-1) nul n'est responsable pénalement que de son propre fait. Un juge français ne peut donc pas accepter qu'un père soit condamné pour les crimes de son fils, ou qu'un innocent prend la place d'un meurtrier. Si lors d'un procès, il donnait l'impression pour un instant qu'il allait accepter le remplacement d'un meurtrier par un innocent, il y aurait un tollé de protestations dans la salle et un barrage de critiques dans les médias. Un tel juge serait rapidement rayé du barreau. Ce n'est pas cela la justice. Un homme doit payer pour ses propres fautes. Ca c'est la justice. Par son sacrifice donc, (disent certains) Dieu pratique l'injustice.
Il y a 2 réponses à apporter à une telle accusation : premièrement, là où la comparaison avec un procès humain est inappropriée est que Dieu est à la fois le juge et la victime dans notre procès. Si, à la fois le juge et la victime de mes crimes acceptent que quelqu'un d'autre soit condamné à ma place, est-ce que c'est moi, le coupable, qui va trouver à dire quelque chose ? Est-ce que c'est moi, (celui qui est à l'origine de tout le mal), qui va s'ériger maintenant en donneur des leçons de justice à la victime ? Non, il n'a y a pas d'injustice en Dieu. Il est le législateur - c'est sa loi. L'Ancien Testament nous montre clairement que sa loi autorise le remplacement d'un coupable par un innocent (un animal sacrifié pour un homme). Il est aussi la victime (le parti offensé). En tant que victime il est d'accord pour appliquer cette clause et il fournit lui-même le remplaçant - c'est son Fils. Dieu ne pratique donc pas l'injustice par son sacrifice à la croix. C'est conforme à sa loi et la victime approuve.
La deuxième réponse à l'accusation que c'est injuste pour un innocent d'être condamné à la place d'un coupable est que cette objection ne prend pas en compte tout ce que Jésus a fait sur la croix. Vous connaissez l'histoire des 5 aveugles ? Ils ont rencontré un éléphant. Celui qui touchait la trompe disait que l'éléphant est comme un serpent, celui qui touchait les défenses disaient qu'il avait des dents pointues comme un crocodile, celui qui touchait les pieds disait que l'éléphant est comme le tronc d'un arbre, celui qui touchait le ventre disait que l'éléphant est comme un hippopotame. Chacun avait raison, mais aucun ne décrivait correctement l'éléphant. C'est pareil pour ceux qui disent que Dieu pratique l'injustice par son sacrifice.
Pour expliquer la "justification" la bible utilise l'exemple du monde juridique. Mais ce que Jésus a fait sur la croix ne se limite pas à la justification. Paul parle aussi de la rédemption (V24). Pour expliquer la rédemption, la bible utilise l'exemple du monde commercial. Prendre l'un sans l'autre est comme dire qu'un éléphant ressemble à un serpent. Non seulement nos péchés font que nous sommes juridiquement coupable, mais ils nous ont rendu aussi profondément endettés envers Dieu. Dieu a été très patient, mais maintenant il réclame le remboursement de notre dette. Il doit le faire parce qu'il est juste. Mais nous ne pouvons pas payer notre dette.
Et quelle est cette dette ? Quel est le prix sur ta tête ? Vous vous-êtes déjà posé cette question ? Il faut le sacrifice d'un innocent pour effacer cette dette. Le prix sur ta tête est la mort d'un innocent. Le sacrifice d'animaux effaçait le péché pour un instant, mais seulement un vrai innocent peut effacer ta dette pour toujours. Mais, il n'y a qu'un seul véritable innocent - c'est Jésus Christ, le Fils de Dieu. Alors c'est fichu ! Dieu le Père ne ferait jamais mourir son propre Fils pour toi. Tu es perdu ! Il n'y a pas d'espoir ! Eh bien si, aussi incroyable que cela puisse paraître, il l'a fait. Dieu a pesé le pour et le contre. Il a étudié la situation en long, en large et en travers et il a estimé dans sa sagesse que pour te sauver il fallait tout faire, même l'impensable. Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui (Es. 53 : 5 & 10). Jésus a payé ta dette pour toi. Son sacrifice parfait a payé en totalité le prix sur ta tête. Il t'a racheté par son sang.
Il y a eu une transaction commerciale pour nous sauver. Si la loi française interdit le remplacement d'un criminel par un innocent, rien dans la loi française n'interdit de payer la dette d'autrui. Un huissier ne s'occupe pas de savoir qui paie la dette, il veut son argent - un point c'est tout ! Je connais des gens endettés. Si je propose à l'huissier de payer la dette de ces gens - et les intérêts qui vont avec, en espèces et tout de suite, l'huissier ne crierait pas à l'injustice, il sauterait de joie. Je fais comme lui, je ne crie pas à l'injustice, je saute de joie que Jésus a bien voulu payer ma dette, qu'il m'a racheté avec son propre sang. Non, quand nous prenons les 2 aspects du salut (justification & rédemption) nous voyons qu'il n'y a pas d'injustice dans le sacrifice de Jésus. Au contraire, la croix fait éclater sa justice (puisqu'il a eu le sacrifice d'un innocent que sa justice réclame) et elle fait triompher son amour infini (puisqu'il peut maintenant nous justifier, plutôt que de nous punir). C'est Jésus que Dieu a destiné à être un sacrifice propitiatoire, par son sang, pour ceux qui croiraient, afin de montrer sa justice. Il montre ainsi sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus-Christ (V25).

Conclusion
Quelle est ta position par rapport à la justice de Dieu ? Si ton attitude est : "je veux payer pour mes propres fautes" alors tu payeras assurément et tu auras l'éternité pour regretter amèrement ta décision. Mais Jésus a payé, il a été condamné. La justice de Dieu est satisfaite. La preuve en est que Dieu a ressuscité Jésus des morts. Son sacrifice est si parfait qu'il peut effacer tous tes péchés pour toujours, si tu crois en lui. Il peut te présenter devant Dieu si juste que Dieu ne peut pas te refuser. Si tu crois en lui, celui qui était en colère contre toi t'accueillera les bras ouverts.